Panorama de la villa Kérylos

ARMAN. Archéologie du présent

Exposition en cours

Venez découvrir une exposition d’une sélection inédite d’œuvres d’Arman intitulée Archéologie du présent...

  • 10h - 18h

  • Inclus dans le billet d'entrée 

Arman à la Villa Kérylos

Affiche de l'exposition ARMAN, archéologie du présent
Arman, archéologie du présent

© Centre des monuments nationaux

Architecture raffinée et préservée du début du XXe siècle, la Villa Kerylos oscille entre création archéologique, imaginaire d’une villa de la Grèce antique et résidence de villégiature dans un site d’exception, conçue pour la contemplation, le repos et l’étude. Dans la suite des invitations estivales initiées depuis 2020, dans ce cadre unique, sont exposées cet été 2024, des œuvres de l’artiste Arman (1928-2005), originaire de Nice, acteur bien connu du Nouveau Réalisme. Le rapport qu’entretiennent beaucoup de ses œuvres avec l’idée d’archéologie et d’antiquité, justifie pleinement l’insertion de sa statuaire particulière dans les espaces de la Villa de Théodore Reinach, cet éminent humaniste, musicologue et érudit helléniste.

Ainsi, grâce à la volonté et aux prêts conjugués et enthousiastes de collectionneurs et de connaisseurs - Helen Modini, Denyse Durand-Ruel, Corice Arman, Marion Moreau, Galleri GKM Siwert Bergström, la fondation Linda et Guy Pieters, le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Nice – est rendu possible un dialogue discret, souvent drôle et poétique, entre le lieu et les œuvres, offrant également une traversée de l’œuvre d’Arman.

Une cinquantaine de pièces d’Arman sont présentées, depuis les inclusions et des coupes d’objets du début des années 1960, avec quelques exemples iconiques d’accumulations de type cascade, poubelle ou la magnifique Accumulation de coupes de violoncelles sur la terrasse, puis des éditions tardives de transculptures ou de coupes de sculptures dont la fameuse série des Dieux et déesses, jusqu’à l’étonnant ensemble Atlantis des années 1990, bronzes patinés à la manière d’artefacts exhumés d’une épave et placés au niveau de la mer dans la Galerie des antiques.

Ces objets sciemment choisis, prélevés d’un quotidien moderne – rasoirs, capsules de bouteilles de bière, fers à repasser, bouilloires en inox reluisantes – ou d’une culture populaire de la statuaire antique miniaturisée et éditée en bibelots, trouvent leur place sans bruit dans la villa, créant de légers décalages ou contrepoints, formant des commentaires diffus sur l’idée d’une Antiquité rêvée, fantasmée, sur l’archéologisme et la dimension de memento mori qu’offre l’objet exhumé ou reproduit, sur un lieu de vie déserté, ne portant plus que les traces fugaces de ceux qui l’ont inventé et habité,.

Une proposition de Cécile Debray, présidente du Musée national Picasso Paris

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