LE CINEMA D’ETE A LA VILLA KERYLOS – 14 juillet
« Jazz à Newport » de Bert Stern
Infos Pratiques :
14 juillet | 19h00 – 20h00
La billetterie sera gérée par le cinéma de Beaulieu.
En cas d’intempéries la séance sera déplacée dans le cinéma de Beaulieu
La Villa Kérylos s’associe au cinéma de Beaulieu pour offrir une expérience unique de cinéma en plein air dans un cadre d’exception. Dès 20h15, profitez d’une visite des espaces intérieurs de la villa avant de vous installer face à la mer pour la séance à partir de 21h15.
Le temps d’une soirée, laissez-vous happer par cette atmosphère hors du temps où patrimoine et septième art se rencontrent sous les étoiles.
Une invitation à découvrir ou redécouvrir de façon originale ce lieu emblématique de la Côte d’Azur.


Préface …
Il y a une coïncidence trop belle pour ne pas la relever. Newport, Rhode Island : une station balnéaire où les fortunes du Gilded Age se firent bâtir, face à l’Atlantique, des palais de rêve empruntés à l’Europe et à l’Antiquité. À la même époque, sur une autre côte, Théodore Reinach faisait surgir Kérylos de la roche. Deux villégiatures de bord de mer, deux rêves d’ailleurs bâtis en pierre. Ce soir, l’une projette l’autre.
Été 1958. Le festival de jazz de Newport bat son plein. Bert Stern y débarque — photographe de mode, star des magazines, aucune expérience du documentaire. Il ne filme pas un concert : il photographie un été. La couleur, les reflets sur l’eau, les visages du public, les voiliers des sélections de la Coupe de l’America qui glissent dans le port pendant que la musique monte. Le montage d’Aram Avakian fait le reste : le film respire, dérive, revient.
Et sur scène, tout un monde. Louis Armstrong. Thelonious Monk. Chuck Berry, qui débarque dans le sanctuaire du jazz avec sa guitare et son insolence. Dinah Washington. Gerry Mulligan, Chico Hamilton, Big Maybelle. Anita O’Day, chapeau à plumes et gants noirs, qui donne l’une des grandes performances filmées de l’histoire du jazz. Et pour finir, à minuit passé, Mahalia Jackson : le festival bascule dans le dimanche, et la voix de l’Église prend le relais des clubs.
Premier long métrage de concert de l’histoire du cinéma, tourné en Technicolor quand tout le monde filmait la musique en noir et blanc granuleux, Jazz à Newport n’a pas pris une ride. Il ne cherche pas à expliquer le jazz. Il montre simplement à quoi ressemblait le fait d’y être — un après-midi de juillet, au bord de la mer, en 1958.