LE CINEMA D’ETE A LA VILLA KERYLOS – 28 juillet
« Les Chaussons rouges » de Michael Powell et Emeric Pressburger
Infos Pratiques :
28 juillet | 20h00 – 23h00
La billetterie sera gérée par cinéma de Beaulieu.
En cas d’intempéries la séance sera déplacée dans le cinéma de Beaulieu
La Villa Kérylos s’associe au cinéma de Beaulieu pour offrir une expérience unique de cinéma en plein air dans un cadre d’exception. Dès 20h15, profitez d’une visite des espaces intérieurs de la villa avant de vous installer face à la mer pour la séance à partir de 21h15.
Le temps d’une soirée, laissez-vous happer par cette atmosphère hors du temps où patrimoine et septième art se rencontrent sous les étoiles.
Une invitation à découvrir ou redécouvrir de façon originale ce lieu emblématique de la Côte d’Azur.


Préface …
De tous les films de cette programmation, celui-ci est chez lui. En 1947, Powell et Pressburger sont venus tourner Les Chaussons rouges à quelques kilomètres d’ici : l’Hôtel de Paris à Monte-Carlo, la gare de Monte-Carlo, et surtout la villa du terrible impresario Lermontov — la Villa Leopolda, avenue Léopold II, à Villefranche-sur-Mer. La troupe passe même une soirée à Villefranche. Et ce n’est pas un hasard : Michael Powell avait grandi à Cap-Ferrat, tout près de Monte-Carlo, où il avait découvert enfant les Ballets russes. Projeter ce film à Beaulieu, c’est le ramener sur son propre rivage.
L’histoire est celle de Victoria Page, jeune ballerine qui entre dans la célèbre compagnie du Ballet Lermontov. Lermontov met à l’épreuve sa dévotion en la sommant de choisir entre sa carrière et son amour pour le compositeur Julian Craster. L’intrigue se noue autour de la mise en scène d’un ballet inspiré du conte d’Andersen de 1845 — ces chaussons rouges qui, une fois aux pieds, ne laissent plus jamais s’arrêter de danser. Le film devient alors le conte qu’il raconte.
Mais Les Chaussons rouges, c’est d’abord un choc visuel. En 1948, dans l’Angleterre grise de l’après-guerre, le film est une explosion de Technicolor, porté par la photographie de Jack Cardiff et les décors de Hein Heckroth. En son cœur, un ballet de quinze minutes entièrement filmé — un sommet où le cinéma cesse d’enregistrer la danse pour la réinventer. Moira Shearer, ballerine confirmée, y fait ses débuts au cinéma, aux côtés d’Anton Walbrook et des grands danseurs Léonide Massine et Robert Helpmann.
La restauration éblouissante menée par la Film Foundation de Martin Scorsese a fait ses débuts au Festival de Cannes 2009 — soixante ans après, sur la même côte. Un film sur ce que l’art exige de ceux qui lui donnent tout, présenté face à la mer qui l’a vu naître.
LE CINEMA D’ETE A LA VILLA KERYLOS – 21 juillet
En avant-première « Les Roches Rouges » de Bruno Dumont
Infos Pratiques :
21 juillet | 20h00 – 23h00
La billetterie sera gérée par cinéma de Beaulieu.
En cas d’intempéries la séance sera déplacée dans le cinéma de Beaulieu
La Villa Kérylos s’associe au cinéma de Beaulieu pour offrir une expérience unique de cinéma en plein air dans un cadre d’exception. Dès 20h15, profitez d’une visite des espaces intérieurs de la villa avant de vous installer face à la mer pour la séance à partir de 21h15.
Le temps d’une soirée, laissez-vous happer par cette atmosphère hors du temps où patrimoine et septième art se rencontrent sous les étoiles.
Une invitation à découvrir ou redécouvrir de façon originale ce lieu emblématique de la Côte d’Azur.


Préface …
Il y a une justice à projeter ce film ici. Depuis trente ans, Bruno Dumont filmait le Nord — ses plages grises, ses ciels bas, ses corps rugueux. Pour la première fois, il descend vers le Sud, et le choc de la lumière méditerranéenne bouleverse tout son cinéma. La critique a parlé d’un éblouissement : Dumont filme la Côte d’Azur comme un peintre découvrant une contrée neuve, entre magnificence et violence sensorielle. À quelques kilomètres de Kérylos, dans cette même mer, cette même roche chauffée par le soleil.
Géo, cinq ans à peine, fait partie d’une bande d’enfants qui crapahutent sur les rochers rouges de la côte et se jettent dans la Méditerranée. Deux clans rivaux, un jeu — sauter des rochers — et le temps d’un été où l’amitié se mêle à la rivalité, où les premiers élans du cœur deviennent source de tensions. Voilà tout le récit, ou presque. Chez Dumont, l’essentiel est ailleurs.
Tourné avec des enfants, tous acteurs non professionnels, le film adopte une approche quasi documentaire. Dumont et son chef opérateur Carlos Alfonso Corral — révélé chez Roberto Minervini — abandonnent la filiation bressonienne du cinéaste pour le grand angle et la caméra portée : les enfants, réduits à des points de couleur, escaladent la roche dentée comme de petites araignées au-dessus de l’abîme. Une fois encore, Dumont cherche ce que le cinéma peut faire surgir de grâce.
C’est un retour aux sources : c’est à la Quinzaine des cinéastes de Cannes que Dumont avait présenté La Vie de Jésus en 1997 ; il y est revenu vingt-neuf ans plus tard avec Les Roches rouges. Un cinéaste qui n’a jamais cessé de surprendre, présenté au bord de la mer, face aux rochers mêmes qu’il a filmés.
« SELINOFOS » – OUVERTURE EN NOCTURNE – 24 JUILLET
PATISSERIE FLORALE SENSORIELLE PAR LE CHEF PÂTISSIER NICOLAS DOLBEAU
Infos Pratiques :
24 juillet | 19h00 – 22h00
Tarif atelier et visite libre de la Villa : 30€ par personne
En option : une visite guidée de la villa et du jardin sera prévue à 19h (+5€ à régler directement sur place le jour J)
Durée : 1heure + questions
3 ateliers (15 personnes par atelier) animés par le Chef pâtissier Nicolas Dolbeau.
Démonstration : le Chef réalise une pâtisserie avec le groupe, en partageant ses astuces, gestes techniques et secrets de dressage.
Pratique et création : Les participants sont invités à réaliser leur propre création et exprimer leur créativité sous les conseils du Chef.
Place à la gourmandise !
Les participants dégustent leurs réalisations dans une ambiance chaleureuse et conviviale.


Atelier pâtisserie — Tartelette citron & romarin
Le soir tombe sur Beaulieu, et la Villa Kérylos ouvre exceptionnellement ses jardins. Face à la Méditerranée, au rythme des vagues, la maison grecque de Théodore Reinach se prête à un exercice qu’elle connaît bien : celui du plaisir des sens.
Le chef Nicolas Dolbeau vous invite à créer, à ses côtés, une pâtisserie inspirée des essences végétales de la Villa — le citron, le romarin, cette flore méditerranéenne qui pousse au pied des colonnes. L’expérience s’ouvre sur un accueil gourmand, un sablé au parmesan, olives et thym, avant l’atelier proprement dit : une meringue française réalisée à la minute, puis votre propre tartelette — sablé breton aux zestes de citron, crème légère, gel citron-romarin infusé pour en révéler toute la fraîcheur.
Pas à pas, le chef partage son savoir-faire, ses techniques, sa vision d’une pâtisserie précise et élégante. Une parenthèse où le patrimoine, les jardins et la haute gastronomie se rencontrent — une autre façon de vivre la Villa, à la tombée du jour.
LE CINEMA D’ETE A LA VILLA KERYLOS – 14 juillet
« Jazz à Newport » de Bert Stern
Infos Pratiques :
14 juillet | 19h00 – 20h00
La billetterie sera gérée par cinéma de Beaulieu.
En cas d’intempéries la séance sera déplacée dans le cinéma de Beaulieu
La Villa Kérylos s’associe au cinéma de Beaulieu pour offrir une expérience unique de cinéma en plein air dans un cadre d’exception. Dès 20h15, profitez d’une visite des espaces intérieurs de la villa avant de vous installer face à la mer pour la séance à partir de 21h15.
Le temps d’une soirée, laissez-vous happer par cette atmosphère hors du temps où patrimoine et septième art se rencontrent sous les étoiles.
Une invitation à découvrir ou redécouvrir de façon originale ce lieu emblématique de la Côte d’Azur.


Préface …
Il y a une coïncidence trop belle pour ne pas la relever. Newport, Rhode Island : une station balnéaire où les fortunes du Gilded Age se firent bâtir, face à l’Atlantique, des palais de rêve empruntés à l’Europe et à l’Antiquité. À la même époque, sur une autre côte, Théodore Reinach faisait surgir Kérylos de la roche. Deux villégiatures de bord de mer, deux rêves d’ailleurs bâtis en pierre. Ce soir, l’une projette l’autre.
Été 1958. Le festival de jazz de Newport bat son plein. Bert Stern y débarque — photographe de mode, star des magazines, aucune expérience du documentaire. Il ne filme pas un concert : il photographie un été. La couleur, les reflets sur l’eau, les visages du public, les voiliers des sélections de la Coupe de l’America qui glissent dans le port pendant que la musique monte. Le montage d’Aram Avakian fait le reste : le film respire, dérive, revient.
Et sur scène, tout un monde. Louis Armstrong. Thelonious Monk. Chuck Berry, qui débarque dans le sanctuaire du jazz avec sa guitare et son insolence. Dinah Washington. Gerry Mulligan, Chico Hamilton, Big Maybelle. Anita O’Day, chapeau à plumes et gants noirs, qui donne l’une des grandes performances filmées de l’histoire du jazz. Et pour finir, à minuit passé, Mahalia Jackson : le festival bascule dans le dimanche, et la voix de l’Église prend le relais des clubs.
Premier long métrage de concert de l’histoire du cinéma, tourné en Technicolor quand tout le monde filmait la musique en noir et blanc granuleux, Jazz à Newport n’a pas pris une ride. Il ne cherche pas à expliquer le jazz. Il montre simplement à quoi ressemblait le fait d’y être — un après-midi de juillet, au bord de la mer, en 1958.
LE CINEMA D’ETE A LA VILLA KERYLOS – DU 16 JUIN au 25 AOUT
« Stella Femme libre » de Michael Cacoyannis
Infos Pratiques :
12 juin | 19h00 – 20h00
La billetterie sera gérée par cinéma de Beaulieu.
En cas d’intempéries la séance sera déplacée dans le cinéma de Beaulieu
La Villa Kérylos s’associe au cinéma de Beaulieu pour offrir une expérience unique de cinéma en plein air dans un cadre d’exception. Dès 20h15, profitez d’une visite des espaces intérieurs de la villa avant de vous installer face à la mer pour la séance à partir de 21h15.
Le temps d’une soirée, laissez-vous happer par cette atmosphère hors du temps où patrimoine et septième art se rencontrent sous les étoiles.
Une invitation à découvrir ou redécouvrir de façon originale ce lieu emblématique de la Côte d’Azur.


Préface …
Il y a des lieux qui appellent certains films. Projeter Stella dans les jardins de la Villa Kérylos, c’est laisser la Grèce du XXᵉ siècle répondre à celle que Théodore Reinach avait rêvée : d’un côté la mémoire savante de l’Antiquité, de l’autre l’Athènes bruyante et populaire des tavernes d’après-guerre.
Nous sommes en 1955. Michael Cacoyannis — qui signera dix ans plus tard Zorba le Grec — révèle au monde une jeune femme au regard rauque et à la voix de fumée : Melina Mercouri, dont c’est le premier rôle. Elle est Stella, chanteuse de cabaret qui aime les hommes mais refuse le mariage, cette « prison » qu’on lui tend comme une preuve d’amour. Autour d’elle, la musique de Manos Hadjidakis, le bouzouki, la chaleur des nuits d’Athènes — et la mécanique d’une tragédie qui se referme lentement.
Car Stella est une Carmen grecque. La liberté d’une femme y devient un scandale, puis une menace, puis un prétexte. Cacoyannis filme cette course vers l’inévitable sans jamais juger son héroïne : c’est le monde qui ne lui pardonne pas.
Présenté à Cannes, salué par la critique internationale, le film a marqué la naissance du cinéma grec moderne — et celle d’une icône. Melina Mercouri deviendra plus tard ministre de la Culture, et la voix la plus obstinée dans le combat pour le retour des marbres du Parthénon. Une manière, déjà, de ne rien céder.